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Iphone se coque The risky craft of being an artist in Afghanistan-samsung z5-tcouef

KABOUL, Afghanistan Malgré ses 90 ans, Ustad Amruddin ne laisse personne porter son dilruba, un instrument à cordes classique rarement joué en Afghanistan ces jours-ci.

Au cours des d√©cennies, il a donn√© des concerts pour des monarques, des communistes et des seigneurs de la guerre, a √©t√© menac√© d’arrestation et contraint √† l’exil. Il n’a aucune id√©e de ce qui viendra apr√®s le d√©part de l’Am√©rique et de ses alli√©s.

‘Tous les gens sont inquiets et moi aussi, nous √©tions d√©tendus et √† l’aise, la vie dans nos maisons et le travail se passait tr√®s bien, mais quand ces [troupes √©trang√®res] se retirent, je ne suis pas s√Ľr qu’ils nous soutiendront’. .

Alors qu’une grande partie de la soci√©t√© a continu√© √† souffrir depuis l’invasion men√©e par les √Čtats-Unis en 2001, les artistes ont sans aucun doute b√©n√©fici√© d’une √®re qui a connu des gains significatifs dans la libert√© d’expression.

Beaucoup d’entre eux se demandent maintenant si ces progr√®s sont durables. M√™me √† Kaboul, il y a des signes d’un coques personnalisable retour progressif au pass√© plus conservateur et politiquement tendu quand tout le monde, des peintres aux po√®tes, a fait face √† des risques graves simplement √† cause de leur travail.

Amruddin a d’abord jou√© le dilruba dans son enfance et a rapidement √©t√© embauch√© comme musicien par la seule station de radio nationale afghane coque personalis√© d’alors.Contrairement √† certains de ses coll√®gues, sa carri√®re a prosp√©r√© pendant l’occupation sovi√©tique de 1979 √† 1989 et la guerre civile qui a suivi. .

Mais apr√®s avoir d√©m√©nag√© dans la ville de Sheberghan, au nord du pays, sa volont√© de performer pour √† peu pr√®s n’importe qui a finalement prouv√© sa perte. La musique a √©t√© interdite √† travers le pays quand les talibans ont pris le pouvoir et la plupart des instruments poss√©d√©s par Amruddin ont √©t√© d√©truits.

Le pire √©tait √† venir quand le r√©gime a d√©couvert qu’il avait l’habitude d’organiser des concerts r√©guliers pour Abdul Rashid Dostum, un chef de guerre notoire. Craignant d’√™tre arr√™t√©, Amruddin a tent√© d’√©chapper au Pakistan avec un dilruba qu’il a h√©rit√© de son p√®re. Les talibans l’ont bri√®vement arr√™t√© pendant son voyage et ont d√©lib√©r√©ment cass√© l’instrument.

‘Je suis [encore] en col√®re, mais parce qu’ils peuvent me tuer maintenant, j’ai pouss√© ma col√®re dans un coin’, a-t-il dit.

Les concerts publics sont redevenus courants ces derni√®res ann√©es, mais pas sans controverse. Un spectacle pr√©vu pour la province m√©ridionale de Ghazni a √©t√© interdit le mois dernier apr√®s que les autorit√©s locales auraient d√©crit la musique comme ‘interdite’.

Les menaces font également partie de la vie des personnes qui apparaissent sur Afghan Star, un concours de talent télévisuel pour les aspirants chanteurs.

Mohammad Qasem Ramishgar, juge au programme, a avou√© avoir √©t√© effray√© par certains des messages intimidants qu’il re√ßoit au t√©l√©phone et sur Internet. Mais il a dit √† GlobalPost que le ¬ęfondamentalisme¬Ľ dominant est le vrai probl√®me, plut√īt que des groupes insurg√©s particuliers.

‘Dans notre nation, nous acceptons facilement la parole d’un mollah par rapport √† un autre homme’, at-il dit.

Bien qu’une interpr√©tation conservatrice de l’Islam soit consid√©r√©e comme le principal d√©fi des arts en Afghanistan aujourd’hui, cela n’a pas toujours √©t√© le cas. Au cours des trois derni√®res d√©cennies de troubles, une guerre culturelle a √©t√© men√©e parall√®lement aux combats sur le champ de bataille, avec toutes les √©tui personnalisable parties impliqu√©es dans les diff√©rentes luttes de pouvoir.

L’art n’a √©t√© encourag√© pendant la p√©riode communiste que s’il s’est attaqu√© √† la ligne du gouvernement, sinon il a √©galement √©t√© r√©prim√©. Abdul Wasi Rahraw Omarzad, directeur du Centre pour les arts contemporains en Afghanistan, a d√©clar√© √† GlobalPost que c’√©tait √† ce moment-l√† que les probl√®mes actuels ont vraiment commenc√©.

‘Le mouvement des arts visuels √©tait lent mais il pouvait se d√©velopper: quand les Russes sont arriv√©s, ils ont arr√™t√© le mouvement et ont dit’ faites des affiches et du r√©alisme social ‘, a-t-il expliqu√©.

‘A partir de ce moment, nous avons perdu la libert√© d’expression ou [le droit] d’√™tre un artiste individuel.’

Omarzad a √©t√© emprisonn√© pendant un mois dans les ann√©es 1980 pour avoir dessin√© des caricatures anti-gouvernementales. Il d√©crit les ann√©es depuis l’invasion men√©e par les √Čtats-Unis comme le meilleur pour les arts qu’il a connus. Il admet avoir re√ßu des menaces mais h√©site √† en parler au cas o√Ļ cela ferait peur aux autres.

‘Nous ne voulons pas penser n√©gativement √† la situation’, a-t-il d√©clar√©, ‘nous esp√©rons que l’avenir sera meilleur’.

Tout comme dans les époques précédentes, les femmes atteintes de profils pubiens sont inévitablement confrontées aux plus grandes difficultés. Dans de nombreux cas, même les parents sont mécontents de leur renommée.

En juin 2012, Ghazala Javed, une chanteuse pachtoune tr√®s populaire, a √©t√© abattue √† Peshawar, ville frontali√®re pakistanaise, aux c√īt√©s de son p√®re. Une deuxi√®me chanteuse pachtounne, Yasmin Gul, est morte dans des circonstances myst√©rieuses √† Quetta, au Pakistan, en 2010. Une troisi√®me, Ayman Udas, a √©t√© tu√©e √† Peshawar en 2009 par ses fr√®res.

Pour Sonia Sarwari, une actrice afghane de cin√©ma et de t√©l√©vision dans la vingtaine, les risques valent la peine d’√™tre pris. Elle a √©t√© agress√©e √† Kaboul l’ann√©e derni√®re par un homme qui a jet√© une sorte de poudre dans ses yeux dans un effort apparent pour l’aveugler.

Elle n’a m√™me pas signal√© l’attaque √† la police parce qu’elle √©tait s√Ľre qu’ils ne pouvaient pas aider.

‘Nous savons que si les talibans reviennent, ils nous tueront tous les gens c√©l√®bres qui sont √† la t√©l√©vision, donc nous sommes inquiets, pas seulement ceux qui travaillent dans le cin√©ma, mais dans toute la soci√©t√© afghane’, a-t-elle d√©clar√©.

Lorsqu’on lui a demand√© si elle continuerait √† agir malgr√© tout, elle a ajout√©: ‘Naturellement, je suis une fille afghane et je n’accepterai pas l’√©chec, alors je continuerai jusqu’√† ma mort.’.